Fin de l’achalandage de Google – vrais ou faux?

Fin de l’achalandage de Google – vrais ou faux?

La recherche vocale tuera-t-elle les résultats de recherche, et par conséquence l’achalandage de Google? Je me suis fait posée la question récemment en lien avec un article paru sur Social Media Examiner.

En fait, l’article sur SME était elle-même en réaction d’un article lu par l’auteur sur Wired à propos d’Alexa. Alexa est l’assistant vocal offert par Amazon.

Fin de l’achalandage de Google – vrais ou faux?La Mort de l’Achalandage Google

Sérieusement, la recherche vocale, on en parle depuis maintenant 2-3 ans. Son adoption est très graduelle. Son usage est aussi sporadique par ses usagers (personne ne s’en sert exclusivement).

En relief, les journaux (papier) sont-ils déjà mort? Non! La radio et la télévision non-plus.

Comme pour les journaux et les magazines, on ne s’est pas soudainement désabonné de tout pour être 100 % numérique. Pour la recherche vocale c’est pareil.

Comportement Humain – pas tout ou rien

Le comportement humain implique toutes les nuances possibles. Rien n’est noir ou blanc, tout ou rien. La recherche vocale ne remplacera pas la recherche écrite approfondie.

Y’a des recherches pour lesquels 1 mot, ou 1 réponse rapide suffit. (image météo)

Par exemple, « quel est la capitale de XXX », « météo aujourd’hui », ou encore « classement des Canadiens de Montréal ».

Mais il y a toujours des questions qu’on se pose où on cherche à comprendre davantage, analyser les données ou le contexte par nous-même. Vous savez, le fameux « mais encore »? Et pour cette raison, il y aura toujours les autres résultats.

La pertinence et l’autorité deviendra de plus en plus important. Probablement que cela signifie aussi qu’éventuellement, l’achalandage globale des sites diminuera. Cela éliminera les « touristes », ceux qui cherche la 1 réponse rapide sans plus. Celle qui restera sera de meilleur qualité et d’intérêt. Elle passera plus de 2 minutes sur le site par exemple car elle cherche à comprendre, à en savoir plus.

Le Web Sémantique, ça fait déjà un bon moment

En 2013 lorsque Google a sorti son nouveau moteur « Hummingbird » qui intégrait les débuts concrets du web Sémantique. Rapidement on a crié sur les toits du marketing que cela tuerait le référencement Google.

Le web sémantique, proposé en 2003, est en fait la standardisation par nomenclature de la structure des données et contenus sur le web. Schema.org crée na nomenclature qu’on utilise ensuite comme données structurées derrière le contenu affiché à l’écran.

Ce codage indique clairement aux moteurs de recherche exactement qu’est-ce qui est quoi. Ça leur indique le contexte, les associations, les étapes et plusieurs paramètres bien précis, chacun adapté à son sujet.

Plus concrètement, c’est lorsque Google nous retourne directement la réponse, avant de présenter les résultats de recherche. Vous savez, la réponse simple et rapide au lieu des nombreux résultats de recherche?

Cherche comme dans l’article de Social Media Examiner pour la capitale de X, ou les films à l’affiche d’un cinéma en particulier, ou encore la définition d’un mot et on t’affiche la réponse avant les résultats de recherche – c’est ça le Web Sémantique. Ça n’a pas tué ou ralenti l’achalandage de Google vers les sites qui s’y annoncent, non plus à ceux qui font des efforts pour y paraître organiquement.

Le mobile a-t-il tué l’ordinateur?

Similairement, lorsque l’usage des appareils mobile a explosé, on a prédit aussi que l’ordi de bureau disparaitrait au profit du mobile. On disait que l’inventaire pub serait pratiquement uniquement mobile et qu’il n’y aurait plus d’inventaire de publicités grand formats sur ordi.

Oui le mobile a pris beaucoup de place, mais l’ordinateur retient une raison d’être. Il y a bien des choses qui se font mieux sur un ordinateur qu’un téléphone, et vice-versa.

Encore un autre exemple, la fameuse pièce « Video Killed the Radio Star » par The Buggles en 1980 annonçait la mort de la radio au profit des vidéos de musique. Mais, 40 ans plus tard, la radio existe toujours et est en expansion. Le FM est toujours là, et il y a Spotify, Google Music, Apple Music, etc. Audio sans vidéo.

En conclusion

La recherche vocale, c’est un nouvel outil qu’on adopte déjà. Elle fera évoluer les pratiques du marketing.

C’est ça le marketing numérique, constamment en évolution. Mais rien ne meurt ou disparait. Chaque outil prend sa place parmi les possibilités.

Qu’en pensez-vous?

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